Pour faire le point sur : Votre parcours, vos diplômes, votre formation, votre expérience, vos centres d'intérêts, vos objectifs ou encore vos motivations.
Pour élaborer un projet : Vous pourrez définir vos forces et vos faiblesses afin de déterminer le projet qui vous va le mieux, la branche voire le métier dans lesquels votre potentiel peut s'exprimer de façon optimale.
Pour valider vos acquis : Si vous avez plusieurs années d'expérience professionnelle, il existe des dispositifs pour valider vos savoir-faire par un diplôme tel que le CAP, BEP, Bac Techno, Bac Professionnel, Brevet Professionnel, BTS, etc… Le bilan de compétences peut vous y aider.
Pour envisager une reconversion ou un perfectionnement: Dans un contexte où l'environnement économique évolue de manière rapide, il permet de faire le point sur ses compétences et de redéfinir ses orientations, en vue de préparer un perfectionnement dans la branche déjà occupée ou une reconversion vers d'autres métiers.
Ou tout simplement pour réfléchir : Même si vous n'envisagez aucun des cas de figure précédents au départ, un tel bilan ne peut que vous être profitable et peut même vous permettre de découvrir des perspectives auxquelles vous ne pensiez peut être pas.
Qui peut y avoir accès ?
Tout salarié qui a au minimum 5 ans d'expérience professionnelle et 12 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Le salarié doit respecter un délai de 5 ans entre chaque bilan au sein de la même entreprise. Le bilan de compétences peut faire suite à une initiative personnelle ou à une initiative de l'employeur dans le cadre d'un plan de formation.
Cas particuliers :
Les titulaires d'un CDD: ils doivent totaliser 24 mois d'activité en tant que salarié au cours des cinq dernières années, dont quatre mois au cours des douze derniers mois.
Les intérimaires : ils doivent justifier de cinq ans d'activité en tant que salarié ou de trois ans d'activité dans l'intérim, dont, dans les deux cas, un an au moins dans l'entreprise de travail temporaire au sein de laquelle ils demandent à bénéficier d'un congé de bilan de compétences.
Dans quel cadre ?
Dans le cadre d'un plan de formation
L'initiative vient de l'employeur. Le salarié peut donner son consentement ou pas. Il doit donner sa décision dans un délai de 10 jours durant lesquels il a la possibilité de s'informer sur le déroulement du bilan auprès de l'organisme prestataire choisi par son employeur. Une fois l'accord du salarié obtenu, une convention doit être signée par l'employeur, le salarié et l'organisme prestataire.
Dans le cadre du congé pour bilan de compétences
Le bilan se déroule donc en général sur trois jours durant lesquels le salarié continue de percevoir sa rémunération. En effet, ce congé est comparable à un temps de formation et donc à une période de travail. Il ne peut être déduit de la durée des congés annuels payés.
Un délai de franchise de 5 ans doit s'écouler pour qu'un salarié ayant bénéficié d'un congé pour bilan de compétences puisse à nouveau y prétendre dans la même entreprise.
Bien entendu, si le salarié le souhaite pour diverses raisons, il peut effectuer le bilan sur son temps libre.
Les formalités :
Vous devez faire parvenir à l'employeur une demande d'autorisation d'absence 60 jours au plus tard avant le début du bilan. Elle doit préciser la date et la durée du bilan ainsi que le nom de l'organisme dans lequel il va se dérouler.
Si vous remplissez les conditions exigées et déposez votre demande dans les délais impartis, le congé ne peut vous être refusé. Par contre, il peut faire l'objet d'un report (qui ne peut excéder 6 mois) dont l'employeur doit motiver les raisons dans les 30 jours suivant la réception de la demande d'autorisation d'absence.
Le financement
S'il entre dans le cadre d'un plan de formation voulu par l'entreprise, c'est elle qui doit être en mesure de le financer c'est-à-dire de payer le coût de la prestation à proprement parler mais aussi la rémunération du salarié.
Un bilan coûte de manière générale entre 8 000 et 14 000 francs. Il représente donc une charge importante pour les entreprises.
Si la démarche est initiée par le salarié (dans le cadre d'un congé individuel pour bilan de compétences), le financement peut se faire par l'intermédiaire des OPACIF (Organismes Paritaires chargés des Congés Industriels de Formation). Ces organismes paritaires (ils comprennent des représentants des employeurs et des représentants des salariés), sont présents dans chaque région de France. On peut prendre l'exemple du FONGECIF, (Fond de Gestion du Congé Individuel de Formation), qui est ouvert à tous les métiers. Celui-ci peut financer de manière partielle ou totale le coût de votre bilan.
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